Les lois anglaises sur les licences de jeu pourraient devenir plus sévères 2011-01-21 |
Les rapports publiés par les principaux journaux britanniques comme The Daily Mail et The Guardian suggèrent que les sociétés étrangères de jeux en ligne qui souhaitent faire de la publicité au Royaume-Uni devraient obtenir une licence de jeu et payer les taxes et les frais associés.
A la surface cela semble être une exigence simple et raisonnable. Si les opérateurs de jeu étrangers veulent faire de la publicité au Royaume-Uni, alors il est évident qu'ils ciblent la clientèle britannique. Le gouvernement a le droit et la responsabilité de protéger les intérêts de ces clients en veillant à ce que les opérateurs de jeux soient conformes aux mêmes exigences qui sont applicables pour les opérateurs déjà autorisés en Grande-Bretagne.
Ces exigences ont été formulées par la Commission britannique de jeux de hasard. Elles comprennent la prévention des enfants de se livrer à des jeux en ligne et la contribution à la recherche, l'éducation et le traitement du jeu compulsif en Grande-Bretagne. Le moyen le plus simple d'y parvenir est de demander aux opérateurs étrangers d'obtenir une licence britannique et pour cela ils devraient payer les mêmes frais que les opérateurs agréés paient déjà.
Mais il y a plus de nuances dans cette affaire. Les rapports indiquent que la cible de ces projets de loi sont les entreprises britanniques qui se sont déplacées de la juridiction britannique vers d'autres juridictions approuvées tels que le Gibraltar, l'Alderney, l'île de Man et l'Antigua. Ce mouvement a été entraîné par des impôts élevés que ces opérateurs de jeux ont dû payer pour obtenir une licence au Royaume-Uni. Ces opérateurs sont en concurrence avec d'autres opérateurs étrangers qui ont pu offrir des services plus compétitifs en raison de la réduction des impôts dans leur pays.
Les récents changements dans la législation anglaise permettent aux opérateurs disposant de licences dans des pays approuvés par le Royaume-Uni de faire de la publicité à l'intérieur du pays. Par conséquent, les opérateurs qui sont allés à l'étranger n'ont pas perdu leurs privilèges sur la publicité. L'objectif de la proposition de loi est de ramener ces opérateurs en Grande-Bretagne et les forcer à payer les impôts.
Il y a aussi des connotations politiques. L'actuel gouvernement de coalition blâme l'ancien gouvernement d'être laxiste au sujet des jeux en ligne. L'accusation particulière, c'est que, en permettant aux fournisseurs de services de jeux en ligne de faire de la publicité, l'incidence globale des jeux en ligne a augmenté, en élevant aussi l'incidence du jeu compulsif.
On a également signalé que le Secrétaire de la culture, Jeremy Hunt envisageait une interdiction de l'utilisation des cartes de crédit pour jouer en ligne, pour empêcher les gens de prendre des risques avec de l'argent qu'ils ne possèdent pas. On a estimé que les consommateurs britanniques ont dépensé 2,5 milliards de livres sterling sur les jeux en ligne l'an dernier, et les opérateurs agréés par la Commission de jeu représentent moins d'un quart de ceux-ci. Les changements des lois sur les jeux en ligne pourraient être adoptés dès mars 2011.
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